Report d’imposition pratique
- Report fiscal : le report diffère l’imposition de la plus-value lors d’un apport à une holding contrôlée, sous condition de conservation.
- Trésorerie immédiate : l’apport conserve des liquidités aujourd’hui mais entraîne une charge fiscale ultérieure si revente ou non-respect des conditions précises.
- Formalités essentielles : valorisation, audit et rédaction des actes, possible commissaire aux apports, déclaration au fisc et anticipation des coûts prévisionnels.
La portière qui claque dans un bureau signifie souvent un changement. Le dirigeant qui apporte ses titres cherche souvent à éviter une sortie de trésorerie immédiate. Ce choix pose une question fiscale simple et rude à la fois. Une décision peut différer l’imposition ou générer une contrainte ultérieure. Vous apprendrez ici le cadre les conséquences pratiques et les formalités à prévoir.
Le cadre et les enjeux fiscaux du report d’imposition pour un apport de titres vers une holding
Le régime légal qui permet le report repose sur des textes précis. La référence principale reste article 150-0 B ter du code général des impôts. Ce mécanisme remet à plus tard l’imposition de la plus value latente. Une exigence de conservation des titres et de contrôle pèse sur l’opération. Les avantages incluent une économie de trésorerie et un tempo fiscal offert au cédant.
Le mécanisme du report d’imposition et ses conditions prévues par l’article 150‑0 B ter
Le report se matérialise lorsque l’apport aboutit à une holding contrôlée. La condition de contrôle suppose une participation majoritaire ou des droits de vote dominants. Ce mécanisme convertit une imposition immédiate en une imposition différée liée à une future cession. Une revente ultérieure déclenche alors le paiement de l’impôt sur la plus value accumulée.
Les points clés se lisent ainsi.
- Le report dispense d’imposer immédiatement la plus value.
- La société bénéficiaire doit être contrôlée par le cédant.
- Les titres doivent être conservés sous peine de reprise.
- La rupture des conditions entraîne la reprise de l’imposition.
- Le dénouement intervient lors d’une cession ultérieure taxable.
Votre défaut de respect entraîne imposition immédiate.
La portée pratique du report d’imposition pour le cédant en termes de trésorerie et d’optimisation
Le report améliore la trésorerie immédiate du cédant conservation des liquidités sans sortie fiscale. La contrepartie reste une exposition fiscale future lors d’une cession ultérieure. Ce choix se juge selon l’horizon de cession et la nécessité de liquidités. Une comparaison simple oppose le report à l’imposition immédiate selon les besoins. Les scénarios chiffrés éclairent l’arbitrage entre trésorerie et risque fiscal.
| Aspect | Report d’imposition | Imposition immédiate |
|---|---|---|
| Moment d’imposition | Décalé jusqu’à réalisation ultérieure | Au moment de l’opération d’apport ou de cession |
| Trésorerie | Meilleure conservation des liquidités | Sortie fiscale immédiate |
| Risques | Perte du bénéfice si conditions non respectées | Pas de condition de maintien |
Le déroulé opérationnel et les formalités à prévoir pour un apport de titres avec report d’imposition
Le calendrier opérationnel débute par une valorisation et un audit juridique. La rédaction des actes et l’assemblée générale suivent pour formaliser l’apport. Ce processus réclame la nomination d’un commissaire aux apports selon les seuils. Une attention particulière s’impose sur le contenu du rapport du commissaire. Les coûts prévisionnels et les obligations d’enregistrement doivent être budgétés.
Le rôle du commissaire aux apports et la liste des pièces et actes à produire pour sécuriser l’opération
Le commissaire intervient lorsque la loi ou les statuts l’exigent. La nomination se déclenche au-delà de certains seuils de valorisation. Ce rapport décrit la méthode de valorisation et motive l’apport en nature. Une réunion d’assemblée générale approuve l’augmentation de capital et le rapport. Le Nomination obligatoire selon seuils légaux.
La fiscalité pratique après apport et les écritures comptables à inscrire en comptabilité pour la holding et le cédant
Le traitement comptable commence par une écriture d’apport en nature au bilan. La écriture d’apport en nature s’enregistre au crédit des capitaux propres. Ce suivi inscrit la plus value latente en vue d’un futur dénouement fiscal. Une déclaration doit être déposée au service fiscal pour notifier le report.
| Formalité | Responsable | Coût indicatif |
|---|---|---|
| Audit juridique et valorisation | Avocat / expert indépendant | 3 000 à 15 000 € selon complexité |
| Nomination commissaire aux apports | Tribunal ou ordonnance selon clause | 2 000 à 8 000 € |
| Frais d’enregistrement et formalités | Notaire / greffe | Variable 500 à 3 000 € |
La prochaine étape consiste à vérifier l’éligibilité au report et à chiffrer les conséquences. Une revue avec un expert comptable et un avocat sécurise la stratégie choisie. Vous gardez ainsi la maîtrise du calendrier et des risques fiscaux.









